Pour entamer l’histoire de la Jeanne d’Arc de Coutances, il faut remonter à ses origines et évoquer « l’Œuvre de jeunesse », patronage catholique dont la Jeanne d’Arc a été une des « sections ».
L’Œuvre de jeunesse a été créée le 17 août 1890, dans la pure tradition des patronages religieux. On participait à des réunions où l’on parlait de différents sujets de société, on jouait à des jeux, en intérieur (comme le Nain jaune) et en extérieur mais aussi on allait à la messe et priait. Citons le fondateur, le Chanoine Lebon : 24 ans à l’époque, vicaire de St Pierre de Coutances et premier directeur de l’Œuvre jusqu’en 1899. Citons également les premiers membres âgés de 11 à 14 ans : Georges Hélye, Henri Lemière, Emile Quinquenel, Victor Le Moyne, Théophile Pourchet, Octave Couillard et Joseph Foucher.
Si l’on reprend la définition officielle qui sera donnée plus tard, l’Œuvre de jeunesse est, je cite : « une œuvre de formation à la fois religieuse, morale, sociale, physique, artistique, c’est une œuvre d’éducation populaire nécessaire pour préserver tout d’abord et ensuite faire épanouir les richesses d’un cœur d’adolescent et de jeune homme ». Jeanne d’Arc est la patronne de l’Œuvre.
L’Œuvre est établie au 3ème étage du presbytère de St Pierre mais le local se révèle rapidement trop petit. Le 4 octobre 1891 l’Œuvre arrive à la « Maison Blanche » (école libre de garçons) située au 5, rue Belle Place, pour prendre possession du grenier ou sont installés un oratoire et une salle de jeux. A noter que la rue Belle Place n’existe plus en tant que telle, détruite dans les bombardements. Mais nous pouvons encore la situer aux environs de l’escalier reliant la place de la Poissonnerie et la rue du Lycée. D’ailleurs une plaque existe encore en haut de l’escalier.
En décembre 1891, l’Œuvre est nommée officiellement « l’Œuvre de Jeunesse de Coutances » (ODJ) et accueille 24 enfants. En 1893, création des « conférences » du jeudi, cours de religion. Les effectifs augmentent régulièrement et en 1898 l’Œuvre prend possession de toute la maison. Le 1er mai 1898, une chapelle remplace l’Oratoire. L’ODJ accueille 104 jeunes de plus de 11 ans. A partir de ce moment-là, le nom de « Maison Blanche » devient le synonyme de l’ODJ. Le patronage prospère, 2000 jeunes coutançais y participeront dans les 45 premières années. Se succèdent plusieurs directeurs, tous ecclésiastiques.
Rapidement, puisque le patronage s’adresse aux jeunes, un groupe d’anciens se met en place parallèlement, pour garder le contact avec l’Œuvre. Ce sont « les amis de l’ODJ », créée en 1920.
En 1921, il est décidé de créer une section sportive et culturelle, permettant de participer à différents évènements et concours. Ainsi, le 10 mars 1921 apparait la Société Jeanne d’Arc dans le Journal Officiel. Son but est assez martial, je cite : « l’éducation physique et la préparation militaire ». Le premier président de la Jeanne d’Arc est Emile Masson, notaire à Coutances, que l’on retrouve encore président en 1935.
A noter que la Société Jeanne d’Arc existait avant, en particulier pour la musique, des photos en attestent, mais nous retiendrons la date officielle de création en 1921.
Rapidement on joue au football et une section est créée en 1926. On fait aussi de la gymnastique et de l’athlétisme. En 1935, c’est la section tennis de table qui est créée à son tour (on jouait déjà au tennis de table avant mais nous retiendrons la date du premier engagement fédéral).
Mais les activités sont aussi plus artistiques : pièces de théâtre, musique et même cinéma. On trouve également des billards au premier étage de la Maison Blanche.
En 1935, le directeur de l’Œuvre est l’abbé Grivel et son vicaire est Léon Sarot, une figure importante de l’Œuvre, licencié en droit et dans l’ODJ depuis 1893. L’ODJ comprend différentes sections, la Jeanne d’Arc donc, des Cercles d’Etude dont le cercle des Anciens, un patronage de vacances avec promenades et jeux (notre regretté ami Marcel Godefroy y participait), des comités de jeunesse catholique. La direction de l’Œuvre a été tenue entre autres par le chanoine Lepoil, Joseph Aubril, Victor Lemoigne, la présidence par Georges Hélye, Jean Closet.
Dans l’année, l’ODJ propose les promenades du jeudi au champ de l’œuvre : basket, football, barre fixe, anneaux, corde à nœuds. L’adjudant Touroude donne des leçons de gymnastique et d’athlétisme !
De son côté, en cette année 1935, la Jeanne d’Arc est bien organisée. Le président est à nouveau Emile Masson en remplacement de Paul Lerendu, démissionnaire et qui devient président d’honneur. Les vice-présidents sont M. Legastelois et le Dr Fauvel. Le secrétaire est Louis Regnault et le trésorier Joseph Marie.
Paul Regnault est chargé de la clique (fanfare). Louis Badin dirige la batterie de tambours. Joseph Marie est chargé des sports. L’adjudant Touroude est le moniteur de sport et entraine 2 équipes de basket. Il essaye aussi de créer une Société de gymnastique. La Jeanne d’Arc (JA) gère également des inscriptions à la préparation militaire. Concernant le football, les joueurs n’ont pas le droit de s’inscrire en même temps au Cercle Sportif Coutançais (club multisport crée en 1906 et dont l’association avec la section foot de la Jeanne d’Arc donnera quelques années plus tard l’ESC, Entente Sportive Coutançaise).
Cette même année, affiliation de la JA à la FRRTT, fédération régionale rennaise de tennis de table. Adrien Lecourt dirige le ping-pong.
La JA dresse le bilan de l’année écoulée :
Puis vient la guerre, les activités continuent néanmoins. Pour preuve, des demandes de 1941 à la Kommandantur pour pouvoir organiser match de football et rencontre d’athlétisme. On trouve des traces de création de sections de gymnastique féminine et basket féminin (dirigée par Louis Lerouge) en 1943, sections qui vont s’émanciper en 1951 pour créer le club de la Saint Michel.
Mais en juin 1944, Coutances subit d’importants bombardements qui détruisent de nombreux bâtiments. Le quartier de la Poissonnerie est gravement touché et la Maison Blanche n’y résiste pas. L’ODJ et donc la JA perdent leur site emblématique. Le quartier sera reconstruit mais pas à l’identique.
On retrouve ensuite des traces de l’Œuvre sur un terrain, propriété de l’Eglise, situé Boulevard de la Marne (à l’emplacement ou se situe à présent le lotissement Geoffroy de Montbray). Des baraques y sont installées en 1947 (offertes par le Crédit Suisse). Ce terrain sera utilisé jusqu’en 1967, période à laquelle il sera revendu par l’évêché à un promoteur immobilier.
Après-guerre, le Foyer des Jeunes, version plus moderne du patronage, s’établit rue Tourville. Le Foyer des Jeunes est le prolongement de l’Œuvre de Jeunesse. La Jeanne d’Arc suit et se retrouve aussi dans cette salle, à l’origine dédiée aux spectacles.
La Société Jeanne d’Arc obtient l’agrément « Jeunesse et Sport » le 4 octobre 1946, qui lui permet de pratiquer football, athlétisme, basket-ball, tennis de table et gymnastique.
Pour le tennis de table, si les compétitions avaient été mises en suspens pendant la guerre, la reprise en championnat a lieu en 1946/47. La Jeanne d’Arc est en 2ème série de la Manche.
Le 11 juillet 1954 on retrouve l’organisation d’un grand gala de Ping Pong à Coutances, à la salle Marcel Hélye. Avec des stars du moment : Richard Bergman, Alex Agopoff, Cor du Buy, Michel Lanskoy.
En 1957, un bilan sportif et de la musique de la Jeanne d’Arc est fait :
En 1959, l’équipe Féminine de tennis de table remporte un premier titre départemental.
En 1961, les « ennemis » d’antan arrivent à s’entendre et la section football de la Jeanne d’Arc fusionne avec le Cercle Sportif Coutançais pour former l’ES Coutances que l’on connait maintenant. Il faut d’ailleurs se rappeler qu’une tentative de rapprochement avait eu lieu dans les années 40, cette tentative ayant en partie échoué à cause du refus de la JA de jouer au football le dimanche ! En tout cas, c’est quasiment la fin du « multisports » à la Jeanne d’Arc qui est surtout engagée dans des compétitions de tennis de table, même si l’on trouve encore ultérieurement quelques traces de gymnastique ou de natation.
Cette même année 1961 est dressé dans le bulletin paroissial par l’abbé Leparmentier le bilan complet de l’Association, tennis de table et autres activités :
Tennis de table : la montée en puissance de la JA au niveau régional et national
En 1961, la JA organise pour la 3ème fois le championnat départemental. Le 11 mars 1962, c’est le championnat de Normandie qui se déroule à Coutances pour la première fois.
En janvier 1964, la JA organise le championnat d’hiver de gymnastique (section masculine) à la salle Marcel Hélye.
En plus des solides Yves Deplacé et JL Lenoir, de nouvelles individualités sont en pleine progression : André Alexandre, Claude Ollivier, les jeunes Jean-Claude Enault, rapidement sélectionné pour des compétitions nationales, Yves Creusson qui arrive de Torigni en 1964 et intègre l’équipe fanion l’année suivante, les frères Saymard. Les bons résultats régionaux et nationaux, individuels et par équipes sont de plus en plus nombreux :
La 1ère montée en championnat National par équipes : le 22 mai 1966, la JA qui a remporté sa poule régionale d’Excellence, se retrouve à Paris, centre n°3 des barrages d’accession à la Nationale. Dans son premier match elle bat le champion d’Ile de France le CSM Puteaux par 5 à 0 (Alexandre 2v, Creusson 2v, Enault 2v). Puis elle se défait du champion de Bourgogne la JA Dijon par 5 à 2 (Enault 2v, Alexandre 2v et 1d, Creusson 1v et 1d).
L’équipe masculine de la Jeanne d’Arc connait donc en 1966 sa première montée en Nationale, où elle se distingue en finissant 1ère ex aequo avec Angers.
Pour permettre des conditions de jeu conforme à la Nationale, la salle de la rue Tourville est aménagée. Cela permet d’avoir 2 tables avec des espaces de dégagement corrects. Cela permet aussi d’augmenter le nombre de jeunes joueurs accueillis (déjà 35 à l’entrainement). Ces modifications remplacent une salle de spectacle de 300 places peu utilisée (avec la difficulté de trouver des bobines 16mm !).
En septembre 1966, André Alexandre suit un stage de moniteurs à l’INS mais semble ne pas obtenir le diplôme.
Encore des bons résultats malgré les départs :
Le 22 mars 1967, coup de tonnerre avec l’exclusion par le comité directeur du club (par 13 voix sur 15) d’un des meilleurs joueurs qu’ait connu le club, André Alexandre pour manque de camaraderie et d’esprit sportif (il poursuivra une belle carrière nationale à Parigny, tout en restant résident Coutançais).
A la fin de la saison, conséquence ou non de l’exclusion d’André Alexandre, Yves Creusson quitte le club pour jouer à l’ASPC Rouen, nouveau promu en Division 3 nationale. Coup dur pour la JA !
Malgré les 2 départs précédents, l’équipe fait une très bonne année en Nationale 3 puisqu’ils remportent leur poule et ne ratent la montée qu’au barrage. Mais nouveau coup dur en fin de saison 1967-1968 avec le départ de Jack Saymard alors classé 15, qui rejoint Yves Creusson à l’ASPC Rouen.
Fin 68-69, l’équipe redescend en régional mais n’y reste que 2 saisons et reprend sa belle aventure nationale en 1971-72 pour les 20 saisons suivantes !
Les années 70 : création de l’Ecole de Tennis de Table
En 1974, le Foyer des Jeunes compte encore 450 membres. Les sections les plus actives sont la Jeanne d’Arc, le Club Musique, le Club Nautique et l’Amicale des Anciens de l’ODJ. À elle seule, la JA réunit 150 membres. Le Club Musique également. C’est d’ailleurs au début des années 70 que s’organise ce que l’on peut appeler l’école de ping avec des entrainements réguliers menés par des entraineurs attitrés (bénévoles) tels Jean-Pierre Stevens, Marie-Christine Leclère, Alain Livory, Yvon et Marie-Thérèse Désert, Hubert Savary ou Philippe Demeyer.
Traditionnellement, l’ODJ puis la JA, et ce depuis les années 30, organisent des kermesses pour récupérer de l’argent. L’année 1975, c’est encore le cas, rue Paul Maundrell, mais pour une des dernières fois.
Au niveau sportif, c’est une période de stabilisation. Après les gros départs de la fin des années 60, les Enault, Leclère, Livory, Ollivier, Déplacé, Lenoir, Saymard et consort ont tenu la baraque. En 1973 la fin du club de Cametours amène du sang neuf à la JA : Hubert et Serge Savary, Jacques Menand (après une année à Ste Mère), Hubert Menand (après 2 années à Caen).
Sous la présidence d’André Sagot, c’est aussi une génération de jeunes joueurs talentueux qui arrivent : Dominique Leguillois, Dominique Leclerc, Christophe Beaufils, Benoit Lemains, Palluault, Rousseau qui sont champions UGSEL en 1973, avec Stéphane Menand qui rejoindra la JA ensuite, précédant même ses frères.
Toutes les équipes en bénéficient et l’équipe 1 ne quitte pas la Nationale (aucune sortie de route !). L’équipe est très stable et tourne autour de JC Enault, Alain Livory, Jacques Menand, Hubert Savary, Didier Saymard. Stéphane Menand est rapidement intégré. David Nugues arrive de l’AG Caen en 1978.
Les années 80 : le changement dans la continuité.
Sportivement le club se porte bien. L’ossature de l’équipe 1 avec Enault, Savary et les frères Menand est toujours présente. David Nugues également. Gael Leroux, un excellent cadet d’Isigny le Buat intègre en 1981 (il reste 3 ans et repart classé 15 pour St Hilaire). Des jeunes formés au club arrivent également à la fin des années 80 : Alain Lemière, Rodolphe Joigne, les Saint-Clair, Fabien Degouet, Guillaume Saint-Clair. Quelques joueurs venant d’autres club de la Manche passent quelques années et complètent l’équipe : François Heitzman, Michel Pasquette, Laurent Lenté. L’équipe est sans interruption en N3 ou N4.
Les participations à des compétitions individuelles nationales sont fréquentes (voir par ailleurs)
En 1983 la JAC est classée 54ème club français par le magazine « France tennis de table »
A côté de ça, gros souci financier en 1985, avec la dégradation de l’appareil à friandises de la piscine, lors de l’effraction de cette dernière. 19000 francs de réparation (3000€ environ) ! L’association appelle aux dons et aux subventions. Nous pouvons en profiter pour citer Marcel Guillot, propriétaire du Centre Leclerc, partenaire privilégié de la JA depuis cette époque jusqu’à son retrait des affaires. Il aura fourni bon nombre d’équipements en particulier textile, aidé financièrement le club de façon importante et était très présent, par exemple aux assemblées générales du club.
En cette fin des années 80, le président Yvon Désert souhaite relancer une équipe féminine. S’appuyant sur la présence au club de Marie Christine Leclère, joueuse ayant joué au meilleur niveau français, il construit une équipe avec des jeunes joueuses formées au club : Séverine Bersauter, Séverine Dabrowski, Claire Chalvignac. L’équipe progresse vers la Régionale.
Au début des années 90, une énième réforme du championnat resserre le nombre d’équipe nationales, la JA subit ces changements, descend une première fois en régionale en 1991-92 et y reste pour quelques années à partir de 1994-95, malgré des effectifs souvent de qualité.
Pour les féminines, c’est l’envol. Les sœurs Renouf arrivent de Coutainville et puis surtout Sophie Meslin en 1991 depuis l’AS Cogema. De plus, bien que n’étant pas salariée du club, elle est tout de même le premier technicien professionnel à participer aux entrainements de la JA. La jeune Jessica Meslin arrive de Montebourg en 1992. MC Leclère, Sophie Meslin, Jessica Meslin, Séverine Bersauter : c’est la 1ère montée en Nationale 2 en début d’année 1993, puis la N1 la saison suivante.
Sophie Giffard, Laurence Serre, Marielle Léonard passe 1 ou 2 années à la JA et complètent l’équipe. Mais c’est dans la formation et dans l’évolution de jeunes joueuses locales ou du département que l’équipe se renouvelle surtout. L’équipe est d’un bon niveau N2, monte en N1 plusieurs fois mais l’élite est resserrée et il est difficile de se maintenir. Sur une phase l’équipe repasse même en régionale, mais Pauline Lecuirot arrive en 1997, depuis Sainte Suzanne puis Saint-Lô et relance l’équipe (en classement moderne, elle est la joueuse ayant eu le meilleur classement du club, n°88 française en 2000).
A noter qu’en 1990, l’Amicale des Anciens, dernière entité de l’œuvre de Jeunesse en dehors de la Jeanne d’Arc, se résout à se dissoudre, faute de combattants. Il ne reste définitivement que le tennis de table…mais pour nous c’est déjà pas mal !
Sinon le 11 avril 1992, Yves Déplacé, joueur emblématique de la Jeanne d’Arc (tennis de table et football) fête son Jubilé. A la JA depuis 1938 et avec 50 années de compétition au compteur, Yves décide de se mettre en « retraite ». Cette même année, il est encore secrétaire du club et la JA restera toujours dans son cœur jusqu’à sa disparition en 2010.
Autre date importante : en septembre 1994, bénéficiant de l’installation du Comité Départemental (CDTT50) au Gymnase Claires-Fontaines, la JA quitte ses vieux locaux de la rue Tourville et intègre les locaux actuels. Le projet se développe sous la présidence de Claude Barbey, mené de main de maitre par Hubert Menand, toujours fidèle à la JA et président du CDTT50. C’est Hubert Savary, nouveau président de la JA qui conclue le projet. Un grand gala est organisé pour l’inauguration le 10 mars 1995. 1500 spectateurs viennent voir Jean-Philippe Gatien, Patrick Chila, Damien Eloi et Nicolas Chatelain, les meilleurs français du moment.
Dans ces années 90, plusieurs générations de jeunes joueurs et joueuses talentueux éclosent et on retrouve de nombreuses participations à des compétitions individuelles nationales (voir par ailleurs). Quelques noms reviennent souvent, ceux déjà cités précédemment mais aussi sans être exhaustif : Russell Marie, Olivier Houivet, Guillaume Henriet, Thomas Saint Clair, Cédric Lecoq, Mathieu Bouillet, Pierre Menand, Anne-Sophie Mounier, Carine et Éric Leclère, Bénédicte Meslin, Paul-Fabien Grould etc. Et nous pouvons aussi retenir les 2 premiers « challenges Bernard Jeu » du club en 1996 à Saint Maur des Fossés et en 1998 à Nantes, ou les bons résultats sont synonymes de bonne santé du club.
Les années 2000 : professionnalisation de l’entrainement et création de l’Entente
Plusieurs évènements importants en ce début de décennie : d’abord la première embauche d’un entraineur professionnel. Le club bénéficie des emplois « jeunes » et engage Arnaud Grizard. Avec Arnaud et Sophie, c’est une période fructueuse pour l’entrainement. Une nouvelle génération dorée monte en puissance : Pierre Gardien, Jean-Baptiste Menand, Matthieu Marie, Bertrand Tétrel, Claire Noel, puis Vincent Leclerc, Samuel Haddek, Tatiana Moreau…
Le 10 septembre 2001, la JA entérine son statut mono-activité en prenant le nom de Jeanne d’Arc Tennis de Table, sous la présidence de Philippe Marie.
C’est également sous sa présidence que se prend une orientation importante pour le club, l’Entente avec le club du PL Saint-Lô en 2003. Chez les féminines, l’équipe est solide mais Pauline Lecuirot est partie jouer en ProB à Caen et l’équipe oscille entre N2 et prénationale, alors qu’à Saint-Lô, Maryse Lecler, pensionnaire du pôle régional, est un peu seule pour poursuivre son évolution. Chez les garçons c’est un peu la même chose : à Saint-Lô l’équipe est homogène, fait une incursion en National de temps en temps et vient justement d’y passer une phase en 2002. D’autre part ils ne voudraient pas voir partir leur meilleur jeune, Alban Caroff. Et à Coutances, l’équipe est un peu en dessous, Pierre Menand jeune joueur très doué est parti un peu avant, à l’âge de 16 ans, à la Bayard Argentan pour poursuivre son évolution, et Pierre Gardien, détecté en pôle France à également besoin de jouer plus haut.
En décembre 2004, la JA Coutances obtient le label « sport adapté »
L’Entente : 2003-2016
L’Entente est signée en 2003. Pour les filles pas de changement fondamental la première année, mais avec le retour de Pauline Lecuirot en 2004, ça redécolle avec une nouvelle phase en N1 début 2006, puis une alternance entre N1 et N2 tout le temps de l’Entente. L’équipe bénéficie des arrivées de jeunes régionales prometteuses qui intègrent rapidement l’équipe, Flora David en 2007, puis plus tard, Léa Boudin en 2011 et Claire-Marie Avit en 2014. De plus, Marielle Cadiou arrive dans la région en 2008 et pallie efficacement les arrêts de Carine Leclère (8 ans d’équipe 1) et Anne-Sophie Mounier (13 ans).
Chez les garçons, cela débute en N3 avec 5 Saint-Lois et le Coutançais Pierre Gardien, mais les 3 premières années il y a plusieurs allers-retours entre la nationale et la régionale. Jean-Baptiste Menand à son tour intègre l’Entente pendant la saison 2006-2007. L’année suivante l’équipe s’installe définitivement en Nationale avec comme point d’orgue une montée en Nationale 2 en 2011. Pierre Gardien, Vincent Leclerc et Samuel Haddek ont participé à cette aventure de la N2. Mais la plus grosse présence coutançaise aura été 2009-2010 avec 3 titulaires (Menand, Gardien, Leclerc).
Après de nombreux départs, l’aventure s’arrête en 2015 chez les garçons, puis l’année suivante pour les filles, toutes les joueuses de l’Entente étant Coutançaises à ce moment-là.
Pendant cette période d’Entente l’équipe réserve, savant mélange de joueurs ayant l’expérience de la l’équipe 1 et de la Nationale (Alain Lemière, Rodolphe Joigne, Arnaud Grizard) plus tous les jeunes se dirigeant vers l’Entente (dont Matthieu Marie, Antoine Basset), additionné de joueurs de passage sur quelques années (Fabien Vaillant, Emilien Boutolleau, Xavier Lansiaux…), n’a pas été en reste puisqu’elle a toujours évolué au niveau juste inférieur. Et sans un règlement contraignant, elle aurait pu évoluer plusieurs fois en N3. Il y eu tout de même une expérience de N3, l’année ou l’Entente est montée en N2.
En dehors du championnat par équipes, beaucoup de bons résultats nationaux viennent des joueurs déjà cités mais nous pouvons faire ressortir quelques compétitions de groupe :
A l’arrêt de l’Entente, les garçons redémarrent en Prénat mais montent aussitôt avec Jean-Baptiste Menand, Antoine et Corentin Basset, Rodolphe Joigne. L’année suivante l’arrivée de Clément Lemarchandel depuis Mortain booste l’équipe mais pendant 2 ans il n’y a pas de stabilité. Le retour de Pierre Gardien en 2018 fait du bien, l’équipe se maintient en N3 les années suivantes.
Chez les filles, Léa Boudin est déjà partie à Saint Pierre les Elbeuf en 2015. L’équipe ne monte plus en N1 mais se stabilise en N2 pendant 2 ans, avant d’alterner N2 et N3 ensuite (départ et arrêt préjudiciable de Claire-Marie Avit et Flora David).
Les compétions nationales individuelles sont toujours présentes, comme des finales nationales par classement ou des championnats de France Jeunes mais les plus gros résultats sont obtenus lors de compétitions vétérans, championnats de France, d’Europe, du Monde. Tout d’abord par Sophie Meslin dès 2017 puis Marielle Cadiou et Pauline Lecuirot juste après la crise sanitaire.
A la fin de la saison 2022-2023, la JA compte 38,5 années de présence en Nationale en masculin et 29 ans pour les féminines, un bilan unique pour le tennis de table Manchois.
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